Luc et Gé en vadrouille. Mais où sont ils ?

04 août 2011

4 AOUT 2011... Il y a un an

Il y a …

Un an jour pour jour, nous embarquions pour un voyage au long court, dont nous ne connaissions ni la durée, ni les étapes bien définies…

Un an que nous avons décidé de tenter l’aventure,  laissé la « stabilité », le  « confort » pour barouder par monts et par vaux, au hasard des sentiers…

Un an moins une nuit que je ne pouvais trouver le sommeil en pensant, ou plutôt, en imaginant ce qui nous attendait, nous attendrait dans les prochaines semaines, mois après mois, paysages et continents, cultures et contre-cultures.

Un an que les portes du train se sont refermées et que j’ai alors réalisé que l’Aventure avait déjà commencé sur le quai de la gare. Je n’ai jamais écrit sur cette petite heure festive qui  a précédé l’embarquement ; alors que tous s’efforçaient –y compris nous-mêmes - de sourire et de trinquer en l’honneur des « grands voyageurs », en quelques secondes, les cœurs se sont resserrés  et dans une émotion plus ou moins contenue, les au-revoir se sont fait…

et défait…  Charleroi Sud, le 14 mai, jour des retrouvailles familiales, autre lieu public cette fois, un hall d’aéroport avec son flot de passants et méli-mélo d’émotions… Absence d’intimité vu le chassé croisé de ceux qui partent, de ceux qui restent, de ceux qui vont chercher quelque chose, ailleurs, ceux qui en reviennent… Devant la mécanique d’un tapis à bagages, j’attends mon sac à dos, « maison corporelle » de ce voyage, que je me réjouis déjà de ne plus porter, de « poser » mais je mesure la symbolique de ce geste, … dans quelques minutes, le voyage prendra fin… enfin,…peut-être pas tout compte fait, sans doute ne s’arrête-t-il jamais ; il est en nous ; et en lui, notre flot de souvenirs qui jaillissent ici et là, sans qu’on les invite, sans qu’on s’y attende, quelque soit le moment…

Un an, je n’étais pas en mesure de répondre à LA question de savoir ce que nous avons préféré… s’il est seulement possible de se remémorer chaque détail de cette formidable épopée et d’en extraire ne fût- ce qu’un instant ou un paysage ou tout autre chose encore que notre mémoire aurait transformé en souvenirs transfigurateurs.

Un an, je n’avais pas pris le temps de me poser et de mettre mon esprit au repos, puisque le voyage meut nos corps et disloque nos esprits des habitudes et du quotidien, nous permettant, pas après pas, journée après journée, de prendre de la distance et par là même de nous distancer de nos vies « dans la vraie vie ».

Un an,  j’avais déjà eu la chance de vivre au quotidien avec l’homme que j’aime,… loin, dans ces contrées sacrifiées sur les cartes, aux connotations nébuleuses ; mais je n’avais pu encore apprécier la dimension tendre et complice que revêt l’amour à chaque minute, chaque heure de la journée  pendant près de dix mois.

Un an,  je ne connaissais pas le bonheur de me réveiller chaque matin sous de nouveaux auspices, dans un nouveau décor, bercé par une nouvelle langue, dans un décor odorant, épicé, tantôt dans le froid ou la chaleur.

Un an, je ne percevais l’universalité du monde, aussi vaste soit-il, avec ces codes certes divers mais si semblables quand il s’agit pour tout un chacun de boire et manger, de communiquer.

Le regard surtout ne trompe jamais, il trahit toujours l’émotion qui nous traverse. Tantôt il y eut des yeux pétillants, tantôt intriguant, nous renvoyant à notre statut de voyageurs, de touristes, … je préfère voyageur qui renvoie à voyager, que touriste qui renvoie à « faire du tourisme », et d’une passivité sans nom, sorte de bric-à-brac qui veut tout dire et rien dire. Comme d’autres, nous dirons,  nous avons « fait » l’Inde, la Birmanie… Grotesquerie que ce verbe « faire », summum d’une pauvreté lexicale, qui signifie bien tout et son contraire. Nous avons, au mieux, « parcouru » des pays et traversé des  frontières, vécu un quotidien chaque jour réinventé en fonction de nos envies, des possibilités offertes, ne pouvant tenir compte de toutes celles qui nous ont échappées, faute d’avoir bien regardé. A ce fameux regard, il revient encore,… Voir, voir le monde pour  mieux le vivre et le comprendre. Expérience subjective, unique pour nous deux dans notre « individualité », unique pour « nous deux » aussi. Elle n’aura plus jamais son pareil, figée dans une temporalité dépassée, derrière nous…

Un an, je n’étais pas tout à fait celle que je suis aujourd’hui, grandie d’avoir vu, parcouru, choisi, de m’être laissée guider par mon instinct et d’avoir fait confiance à la route,  à la main tendue de mon mari,…

Au chemin de la vie, à l’instar de ce monde où se mêlent les gouffres et les pics grandioses sur fond de lumières vaporeuses …

 Géraldine

 

  

 

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17 mai 2011

Miami baby!!!

« Et voilà, nous avons quitté l'Amérique du Sud pour Miami! Dernière ville latino que nous traversons. Après tout, à Miami, on ne sait pas quelle langue parler, espagnol ou anglais, c'est certainement une des villes les plus latinos des Etats-Unis.

 

Il fait beau, de grosses voitures dans la rue (quelques Porsche, Rolls Royce, Lamborghini, un paquet de Mustang, des cabriolets en veux-tu en voilà...), des filles tout droit sorties des magazines, des hommes bodybuildés, des chirurgiens esthétiques à chaque coin de rue, et la magnifique plage, pas de doute, nous sommes bien à South Beach! Nous y établissons notre QG pour 4 jours. On se croirait dans un film et ce décor nous fait bien rire.

 

Nous sommes à Miami, c'est donc parti pour le bling-bling! Nous jouons le jeu en partant à la découverte en bateau de l'île des stars où nous voyons les maisons de Shakira, Julio Iglesias, Ricky Martin, Madonna, Liz Taylor, etc. Au passage, nous pouvons aussi admirer quelques dauphins dans la baie de Biscayne... On se promène sur « Ocean drive » où l'apparence est le seul maître-mot!

 

Miami, ville des rencontres surprises!

Nous y passons une après-midi avec notre amie Virginie, en transit avant de regagner le Nicaragua. Photos à l'appui !

Ah! et puis c'est ici que nous avons croisé le président, Obama HIMSELF! Il passait à toute allure dans les rues du centre-ville entourée d'une escorte de motos, voitures de polies, 4x4 blindés...

 

Mais le sud de la Floride, c'est aussi la nature et le parc des Everglades, où nous partons en « tour » pour une demi-journée. Au programme, la ferme des alligators et un très beau tour en skyboat dans les canaux. Nous adorons ce parc que nous ne faisons qu'apercevoir, une prochaine fois peut-être, nous nous y attarderons pour une balade en kayak (mais attention aux alligators, on vu une attaque d'un couple aux infos, heureusement, tous deux sains et saufs...)

 

Nous quittons l'Amérique à Miami ce premier mai sous le soleil de Floride et déjà sonne le mois de notre retour...

 

A tout bientôt, on vous embrasse.

 

Gé et Luc

Ps. le lien vers l'album: http://lucetgeenhaiti.canalblog.com/albums/miami_baby___/index.html

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Que viva Peru!

« C'est par un pluvieux samedi matin que nous traversons la frontière Bolivie-Pérou pour nous rendre à Puno, première étape de notre séjour péruvien. C'est là que nous retrouvons Céline, fraîchement arrivée de Belgique, qui nous accompagnera pendant les 2 dernières semaines de notre découverte de ce pays prometteur.

 

Après avoir été émerveillés par sa rive bolivienne, nous nous attaquons au côté péruvien du Lac Titicaca. C'est là que nous découvrons les traditions des îles d'Uros (îles flottantes) et de Taquile où nous passons la nuit. Tenues traditionnelles et coutumes locales ont la vie dure ici. D'une île à l'autre du lac, on ne parle pas la même langue, les costumes et coutumes sont différentes, mais on y retrouve toujours quelques vestiges des Incas.

 

J'oubliais! Notre première journée au Pérou est également le jour des élections présidentielles et législatives. Il y a des panneaux électoraux partout et personne ne sait encore à quoi va ressembler la nouvelles chambre ni le second tour des présidentielles... Drôle d'impression d'arriver dans un pays le jour des élections, c'est surtout l'occasion d'en apprendre un peu plus sur la vie politique locale et ses aléas... Le deuxième tour de l'élection présidentielle sera seulement le 5 juin, on se tiendra informé, c'est promis!

 

Deuxième grand rendez-vous avec la nature au Canyon de Colca, au Sud du pays, près de la belle et vielle ville d'Arequipa, aux nombreuses églises et vieux couvents. Nous marchons dans la campagne environnante et pouvons admirer les traditionnelles cultures en terrasse construites par les Incas et toujours utilisées aujourd'hui. Nous avons le vertige devant les 1000 m de profondeur du canyon et nous nous émerveillons à l'envol des condors, le plus gros oiseau au monde et tellement vénéré par les Incas.

 

Le grand rendez-vous que nous avons avec la culture inca sera surtout à Cusco et dans la vallée sacrée aux alentours. Cusco est au cœur des sites culturels, rituels, agricoles, économiques les plus impressionnants de l'ancien empire inca. Le site le plus impressionnant et le plus fameux est la célèbre ville de Machu Pichu, dont le rôle exact reste mystérieux. Site religieux? Politique? Capitale temporaire? Economique? Un peu tout ça certainement, mais ses origines restent un peu floues et empreintes de mystères... En tout cas, le site est merveilleusement accroché à une montagne, au milieu de rien. Y accéder se mérite, pour beaucoup, c'est le point d'orgue d'une visite au Pérou, pour nous aussi... L'altitude et le temps nous ont un peu joué des tours ce jour-là, mais nous avons été fascinés par la qualité de conservation du site et son environnement vertigineux...

 

C'est à Cusco que nous laissons les Andes et ses hauteurs vertigineuses (nous avons passés plus d'un mois depuis notre arrivée en Bolivie à une altitude de plus de 2500 m) avant de découvrir Lima, capitale trépidante du pays. Fondée par les Espagnols comme capitale du pays au détriment de Cusco, capitale de l'empire inca vaincu, Lima est une ville de plus de 8 millions d'habitants surplombant le Pacifique. Nous profitons de la semaine sainte pour nous imprégner de la ferveur populaire et de la gastronomie péruvienne riche en poissons, pommes de terres, quinoa et desserts... Sur la côté, on sert le ceviche à tous les repas! Lima est une ville agréable dont la vue sur l'océan lui confère une atmosphère tranquille malgré sa taille.

 

Nous terminons notre séjour péruvien par un petit séjour dans la réserve naturelle de Paracas, à quelques heures de routes au sud de Lima, où le désert rencontre l'océan. Dernière rencontre magique avec la nature merveilleuse du Pérou, nous partons découvrir les oiseaux marins (pélicans, pingouins, cormorans...) et otaries qui ont établi leur habitat sur quelques îles au large des côtes. Et comme c'est le week-end de Pâques, nous ne sommes par les seuls à avoir cette idée! Nous découvrons aussi les week-ends bondés des péruviens en vacances!

 

Nous laissons Céline qui repart vers l'Europe et nous passons encore quelques jours sur la côte avant de nous envoler vers Miami pour la suite de nos aventures... »

 

le lien vers l'album photo: http://lucetgeenhaiti.canalblog.com/albums/perou/index.html

 

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10 avril 2011

Bolivie, sur les traces de dinosaures

 

Nous voilà à Copacabana, à la fin de notre séjour d'un mois en Bolivie. Que de chemin parcouru depuis le poste frontière argentin !

 

Premiers contacts avec ce pays qui ne fut pas des plus faciles. Après la chaleur et l'accueil des Argentins, nous fûmes un peu déroutés par l'accueil plus discret du peuple bolivien qui nous paru un peu moins abordable que d'autres latino-américains, mais très gentils et serviables pour autant. La rencontre avec les cholitas aux joues rosées et aux innombrables jupons en est tout un symbole.

 

Ce séjour nous a appris beaucoup de choses que nous ignorions sur l'histoire bolivienne et sud américaine. On ne s'imaginait pas, avant de venir ici à quel point ce pays était riche en exploits, mythes et légendes !

 

Nous avons commencé notre séjour par les merveilles de la nature de l'Alti Plano bolivien. Des paysages à couper le souffle : des déserts, des cactus, des geysers, des lagunes où seuls des flamants roses nichent et bien sûr, le fameux désert de sel d'Uyuni, inondé à la fin de la saison de pluies, où se reflètent les nuages et le ciel andin. Le tout à une altitude comprise entre 2500 à 5000m, et une phase d'adaptation inévitable.

 

L'histoire de la Bolivie est également intimement liée à la ville de Potosi et du « Cerro Rico », fameux pour ses mines d'argent. 450 ans d'exploitation minière dans cette montagne font de Potosi un symbole de la Bolivie. Aux 17e et 18e siècles, Potosi était le Paris de l'Amérique du Sud, une des villes les plus riches du monde que les Espagnols eurent du mal à abandonner lors de l'indépendance du pays dans les années 1810-1820. A 4100 m d'altitude, Potosi est une ville difficile, les mineurs triment et les accidents sont fréquents. Ils risquent leur vie pour extraire le minerai de la montagne, et tiennent le coup grâce aux feuilles de coca et au « Tio », le dieu de la mine... Ces feuilles de coca, d'abord interdites par les colons qui y voyaient une entrave à la religion catholique, se rendirent vite compte de la baisse de rendements de leurs esclaves travailleurs et décidèrent de la réhabiliter. Cette feuille qui fait parler d'elle dans la lutte mondiale contre la drogue (350 kilos de feuille sont nécessaires à la préparation d'un kilo de cocaïne produite à partir de la substance de la feuille et de nombreux additifs chimiques) et qui pourtant ici, représente une culture millénaire pour supporter les conditions de vie rudes en altitude.

Potosi fut aussi la rencontre au sommet avec les New-yorkais! Salut les amis, on se verra bientôt, où??

 

Après Potosi, place à Sucre, capitale constitutionnelle du pays où nous avons posé nos valises pour une dizaine de jours, le temps pour Luc de perfectionner son espagnol et de profiter de l'ambiance détendue de cette ville au riche passé colonial et d'indépendance! C'est en effet à Sucre, que débuta la révolte des peuples sud-américains contre la colonisation espagnole en 1809. Les habitants de Sucre sont fiers de leur héritage et qu'on ne leur parle pas de La Paz comme capitale du pays! Et pourtant, le siège du gouvernement et le parlement sont à La Paz, la Haute cour de justice est à Sucre, alors?... 2 capitales pour un pays? Une certaine répartition entre les 2 villes...

 

La Paz justement, quelle ville! Pas une rue plate, une ville aux rues qui montent et qui descendent sans arrêt, un dénivelé d'au moins 500 m entre le haut et le bas de la ville, de même que les écarts de revenus entre le bas « la zona Sur », où l'on se croirait dans une ville américaine où chacun circule dans son 4x4, où l'on peut manger dans le dernier restaurant à la mode, où l'on croise les dernières modes de lifting... et le haut de la ville « El Alto », où se concentrent à 4000 m d'altitude les classes populaires, nouveaux arrivants, les travailleurs migrants, où dans la rue, on ne voit pas de voitures individuelles, mais que des mini-bus ou des taxis... Sans aucun doute, La Paz vaut le détour. A quelques kilomètres de là, nous faisons la rencontre avec la civilisation pré-inca, à Tiwanaku, une des plus avancées de l'époque avec la maîtrise du système métrique et de la cosmologie. Les ruines étant en cours d'excavation, il nous faudra donc y retourner dans 10 ans pour observer temples et autres merveilles.

 

Détour par le parc national de Torotoro, l'histoire toujours, mais du monde où nous suivons les traces de dinosaures qui se promenaient dans la région il y a plus de 50 millions d'années... Nous avons suivi leurs pas et marché dans leurs pas ; émouvant, impressionnant, incroyable ! On a parfois eu l'impression que les géants étaient passés par là la veille. Nous aurons aussi nagé dans un canyon majestueux et Luc se sera faufilé dans les dédales d'une grotte aux stalagmites et stalagmites vieilles elles aussi de millions d'années...

 

Notre séjour bolivien s'achève ici sur les bords du lac Titicaca, à 3800m, un des plus hauts du monde. La nature majestueuse pour achever en beauté notre séjour dans ce pays qui nous a ébloui chaque jour. Nous prenons la direction de l'île du Soleil, où naquit le dieu soleil selon les Aymara. Nous parcourons ses chemins tortueux d'où nous observons les cultures en terrasse, les eaux cristallines du lac que bordent des plages de sable fin, on se croirait sur une île grecque...

 

Nous poursuivons notre voyage du côté péruvien du lac Titicaca où nous rejoignons notre amie Céline qui va nous accompagner dans la découverte de la civilisation inca et de son haut lieu de culte, le célébrissime Machu Pichu.

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06 avril 2011

Argentine, partie 2, comme le temps file!

Nous avons quitté l'Argentine il y a plus de deux semaines déjà.

Mais on ne peut s'empêcher de partager en images quelques uns de nos délicieux moments de cette seconde partie de voyage dans ce pays des « gauchos » paysans à cheval parcourant la pampa.

 

Nous vous avions laissé plus au Sud dans la région des glaciers et des pingouins.

 

Ce fut en plus d'être un régal pour les yeux dans le centre du pays devant les lacs à l'infini de Bariloche, au nord dans la région de Salta devant les formations géologiques multicolores éblouissantes et ses cactus gigantesques, un régal pour le palais entre glaces, mûres à souhait, gaufres belges à la crème fraîche et aux framboises fraichement cueillies, sans oublier le vin qui monte sur les marchés américains et européens. Nous avons d'ailleurs assisté à la fête de la bénédiction des fruits à Mendoza, capitale argentine du vin, sous la houlette de l'archevêque, réunissant une brochettes d'autoriés locales et de miss régionales, le tout sous le regard bienveillant de la statue de la vierge Marie d'où sortait des feux d'artifices... Un savoureux mélange de kitchou-religieux, on a adoré !

 

Le long de la cordillère des Andes, une visite au Mont Aconcagua, le sommet le plus des Amériques s'imposait avec en toile de fond le chemin des fers qui autrefois traversait tout le chemin des Incas. Aujourd'hui, à cause de la privatisation du rail, la ligne n'est plus desservie (dommage!) mais il en reste des kilomètres qui laissent songeur sur ce fabuleux voyage qu'on du faire des milliers de voyageurs pendant près de 60 ans.

 

Sur notre route vers le Nord, nous avons traversé le Tropique du Capricorne (retournez à vos cours de géo pour ceux qui ont tout oublié sur les parallèles!), grand symbole.

 

Nous avions quasi commencé la visite de ce pays gigantesque (151 heures passées dans le bus du Sud au Nord, soit un peu plus de 6 jours et 6 nuits ; on a même eu l'occasion de jouer au Bingo ! - et quelques heures de stop aussi ), sur des airs de samba annonçant le carnaval ;

 

Nous lui disons « à la prochaine » sur d'autres airs mais tout aussi festifs dans le Nord, à la frontière avec la Bolivie. Festival de couleurs, de mousses, de symphonies et d'alcool pour arroser le tout. Les visages changent, déjà on aperçoit des petites mamys habillées à la bolivienne...

 

Prémisses d'un nouveau pays nous attend... mais ça, ca sera pour le prochain épisode !

 

Bisous

Luc et Gé

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23 février 2011

Argentine... à la rencontre des couleurs et des contrastes.

Après l'Asie, l'Amérique centrale, cap au sud pour... l'Argentine! qui nous accueille depuis près de 3 semaines. Nos premiers émois sont Buenos Aires, les chutes d'Iguazu, Ushuaia et la Patagonie. Des  noms qui interpellent, qui font rêver et bien, nous vous le confirmons, bienvenue dans un rêve (éveillé) !

Buenos Aires, métropole cosmopolite, capitale du tango qui ne dort jamais. Javier, danseur professionnel nous dira que le tango, ce n'est pas la séduction que les novices perçoivent au premier abord mais avant tout un mouvement, une danse, suave certes. Nicolas notre hôte nous fera découvrir l'univers feutré des « milongas » où l'on danse sur les airs de Gardel jusqu'au petit matin. Ici, il règne un air de méditerranée que l'on retrouve dans l'architecture, le look des portenas (habitantes de Buenos Aires) qui s'apparente à celui des madrilènes (il y a des affaires à faire! Avoir un style est abordable ici), le langage, les voitures, et la cuisine (vin rouge, tapas, milanesa, pizzas, pastas, medialuna...). Pendant 4 jours, nous arpentons les quartiers, passant de la fureur du foot du quartier de la Boca et de Maradona, en passant par la célèbrissime Plaza de Mayo, le quartier du port et des affaires, la Recoletta avec ses maisons très chics de style Haussmannien avec ces allées de platanes.


Nous laissons les 3 millions de portenos pour les terres « plus » vierges au nord et au sud. Nous voici aux chutes d'Iguazu qui s'étendent sur plus de deux kilomètres, à la frontière du Brésil et de l'Argentine. Tout simplement MA-GNI-FI-QUE (A faire pâlir Niagara Falls!) Nous profitons de l'occasion pour passer une après-midi au Brésil pour jouir des vues panoramiques avant d'observer  le lendemain les chutes côté argentin  Les photos parlent d'elle-mêmes...D'Iguazu, on en profite également pour jeter un coup d'œil sur le Paraguay depuis un point de vue splendide sur les trois frontières.


Vous souvenez vous du film « Mission » avec Robert DeNiro et Jeremy Irons? C'est dans cette province de « missions » qu'il fût tourné. Au 17e-18e siècle, les jésuites évangélisèrent les Indiens Guarani pour les « préserver » de l'esclavage. Grand débat à ouvrir quand vous voulez... De cette époque révolue ne reste que les ruines des villages sur fond de terre rouge et verdures déclinées sous  toutes ses teintes.


On vous parlait de la mode,... on a troqué les débardeurs pour les gants (merci Virg !) et les bonnets. De la chaleur tropicale au nord, nous passons au froid de la ville la plus australe du monde et o combien mythique : USHUAIA et la Terre de Feu ainsi dénommée par Magellan qui, longeant les côtes voyait ça et là brûler les petits foyers des peuples indigènes Yamana ; eux-mêmes seront disséminés par les épidémies et la pénurie de leurs ressources prisées par les envahisseurs.

Ville du bout du monde qui nous laisse rêveurs le long du canal de Beagle, qui relie les océans Pacifique et Atlantique, devant les colonies de cormorans, de lions de mer et de pingouins. Nous sommes envoutés par la candeur, la pureté des paysages, le silence seulement interrompu par le chant des oiseaux du parc naturel de la Terre de Feu, d'où nous apercevons cette fois le Chili.


Après la traversée du célèbre Détroit de Magellan, nous quittons Ushuaia pour la Patagonie, à El Calafate, bourgade située au pied des montagnes avec son lac, sa lagune aux flamands roses. Notre baptême des Andes commence par le glacier Perito Moreno, MASSIF bloc de glace (30 kms de long, sur 60mde haut et 5km de large) qui se jette dans le lac Argentino et dont les blocs se détachent par pans entiers sous nos yeux ébahis dans un vrombissement surprenant. Les rayons du soleil viennent mettre en valeur les déclinaisons de bleu, de blanc, de transparent. Un spectacle inouï !


Nous poursuivons notre apprentissage andin dans la capitale nationale du trecking, à El Chalten, « à l'assaut des sommets du Sud » (là, c'est quand même un peu exagéré), du Fitz Roy et du Cerro Torre .Nous continuons notre périple sur la route 40 en observant la pampa à perte de vue et les guanacos, qui s'étend du nord au sud sur plus de 5000 kms, en bus s'il vous plait (youpie ! D'où nous vous écrivons ce premier récit argentin ! Qui a d'autres idées pour faire passer le temps ?).


Gros bisous, portez vous bien, bon carnaval (dans le nord, on a assisté aux répétitions générales en  vibrant aux sons de la samba – on sent le Brésil tout proche).


A très bientôt pour d'autres cartes postales.

Gé & Luc.

PS / pour les fans (espèces en voie de disparition ?), on cherche désespérément à rencontrer Florent Pagny...



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07 février 2011

Nicaragua: les vacances dans les vacances

Peu de nouvelles depuis plus d'un mois et notre départ d'Asie et pourtant que de changements dans notre voyage! Petit flashback, le 19 décembre, nous quittons Singapour au petit matin après 36h de visite express et une impression mitigée sur la ville-Etat. Après donc plus de 27h de voyage, 2 escales à Tokyo et Houston, 12h de décalage horaire plus tard, nous arrivons à Managua, capitale du Nicaragua, pays si cher à Géraldine pour un mois de « vacances dans les vacances ».

Premiers pas en Amérique latine dans notre voyage et nous arrivons en douceur chez notre amie Virginie, qui nous a bien pris soin de nous pendant tout notre séjour.

Les vacances dans les vacances, qu'est-ce que c'est?

Plusieurs étapes:

1- les vacances de Noël au Honduras à 5 potes, Aki et Aurore nous ayant rejoint de Bruxelles.

2- la visite du Nicaragua avec les connaisseurs

3- Sur les traces des premiers pas au Nicaragua

4- repos et réflexion intenses à Managua...

1- les vacances de Noël.

A peine arrivés, nous voilà tous les 5 partis pour une semaine à Roatan, une île du Honduras dans la Mer des Caraïbes. Plongée au programme pour Luc, en apprentissage avec son « buddy » Aki, lecture et transat pour Gé et gossips intenses avec les copines Aurore et Virg, le tout couronné par une rencontre avec les dauphins... J'oublie l'apprentissage de la Flor de Cana (rhum nica délicieusement bon) et l'adaptation au rythme latino qui nous change de l'Asie...

Résultat de la semaine: un brevet de plongée pour Luc et Aki, des plongées réussies avec Aurore et Virg, des lectures mises à jour pour Gé, des photos « Narcisse » pour les filles, le bronzage général pour tout le monde, malheureusement, le magnum de Sprite ne sera pas terminé...

  1. la visite du Nicaragua.

On a visité le Nicaragua grâce à notre super guide Virginie! Au programme, la culture avec la visite des villes coloniales de Léon et Granada, des îles Solentiname (réputées pour leur artisanat), la nature sur ces mêmes îles (magnifiques oiseaux), au Rio San Juan, les plages du Pacifique, le canyon de Somoto (où nous avons expérimenté le canyoning), les volcans, et j'en oublie! Nous quittons le pays aujourd'hui avec l'envie d'en voir encore plus, de gravir les 9 volcans, d'explorer les champs de café, de tabac, de nous mettre au surf, d'explorer la côte Caraïbe et de continuer à découvrir Managua et la campagne du Nicaragua...

  1. session retrouvailles

Ce séjour au Nicaragua fût également l'occasion pour Gé de retrouver les gens qui lui sont chers. Retour donc à Posoltega (où Gé a fait ses premiers pas dans la coopération en 1999 suite à l'ouragan Mitch de 1998) pour retrouver les bénéficiaires d'antan, désormais dans des maisons et plus dans des camps sous les tentes, prendre des nouvelles des uns et des autres et s'apercevoir que malgré le temps passé, les souvenirs restent gravés dans les mémoires... ce fût également l'occasion de retrouver les amis de Managua qui accompagnèrent Gé lorsqu'elle y vivait en 2002. Une chose est sûre, nous reviendrons pour une nouvelle session retrouvailles, qui sait quand...

4- repos et réflexion

Eh oui! J'en vois déjà qui rient jaunes « ben, ça fait déjà un an qu'ils se reposent! » « ben leur voyage, ça fait 6 mois qu'ils l'ont commencé, ils ont eu le temps de réfléchir », etc etc. Oui, c'est bien vrai et on ne va pas s'en plaindre! Simplement, on a profité de l'hospitalité de Virginie à Managua pour poser nos affaires quelques semaines et réfléchir à notre avenir... pleins de questions, mais toujours pas de réponses, en tout cas, on y travaille!

Le Nicaragua nous a en tout cas séduit, encore une fois pour Gé, coup de coeur pour Luc. Paysages splendides, nature préservée, plages du Pacifique, volcans à gravir et surtout gentillesse et sourire de la population. Partout où nous sommes allés l'accueil fut chaleureux, partout on nous a rendu service, partout les gens ont le sourire. Rien que pour ça, nous reviendrons!

A la prochaine pour les prochaines aventures sud-américaines...

Luc et Gé

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18 décembre 2010

Dans l'empreinte des pas du Bouddha

Ayant laissé derrière nous la trépidante India

(photos : http://lucetgeenhaiti.canalblog.com/albums/hampi___goa___bombay/index.html),

nous avons mis le cap sur Hong Kong, la bouillonnante capitaliste, où il est possible d'acheter un téléviseur écran plat (of course) à 23h00 ; ce ne fut néanmoins pas le motif de notre visite... mais de rejoindre pour quelques jours notre amie Céline

(photos : http://lucetgeenhaiti.canalblog.com/albums/hong_kong/index.html).

Une étape éclair plus tard en Thailande pour détenir le fameux visa qui nous a conduit en Birmanie

( http://lucetgeenhaiti.canalblog.com/albums/mysterieuse_birmanie/index.html)

Birmanie...destination teintée de mystères, dont on se méfie parfois, qui de l'extérieur nous semble obscure, connue pour son régime de fer et qui a priori ne s'inscrit pas dans les destinations vacances/voyages. En ce qui nous concerne, nous sommes arrivés ici la tête pleine d'interrogations et d'apriori pensant à ce que pourrait ressembler notre séjour birman. La raison première qui nous y a conduit était de poursuivre joyeusement notre tour du monde des amis. Nous avons retrouvé a Yangon (l'ancienne capitale Rangoon), Paul et Albane et leurs deux chérubins avec qui Luc avait partagé sa première mission au Soudan cinq ans auparavant.

C'est sur, on ne débarque pas en Birmanie comme on pavane avec son paréo sur les plages thaïlandaises. Tout voyageur « responsable » qui se respecte se doit de se documenter sur ce pays, de savoir ce qu'il vient y faire et trouver sa façon de voyager en esquivant tous les coûts possibles qui profitent à la junte. Cela semble le leitmotiv pour l'ensemble des voyageurs sac à dos que nous avons rencontré. Ce fut aussi le conseil de notre guide de treck « you need to find the way to travel here » qui nous a confirmé que la présence des touristes reste le média le plus efficace vers le monde extérieur. Au travers de ces quelques lignes, nous espérons être de fidèles messagers de son témoignage et vous partager nos impressions nées au fil des jours.

Ici, point de touristes mais des invités. Tel est bien notre sentiment ; « Mingalaba », les « bonjour » birman fusent, les gens portent sur nous des regards plein de malices, amusés de nous voir chez eux; Que leur évoque t-on ? Partout où nous passons, nous ressentons un respect mutuel, une authenticité des relations humaines, une solidarité entre les Birmans pour qui la vie est rude. Les pagodes couvertes d'or ne sont pas à l'image de la société qui, pour la majorité, ne connait pas l'abondance.

Pour ne citer que quelques sévères dysfonctionnements : système éducatif défaillant (pas ou peu d'écoles secondaires dans les campagnes), manque criant d'infrastructures sanitaires et routières, économie parallèle (marché noir, et à titre d'exemple le montant du billet de banque le plus élevé équivaut à 5 dollars), techniques de production locale agricole moyenâgeuses. Au delà de ce qui est visible ce cache le plus pernicieux à savoir le contrôle draconien exercé sur la population (mouvements limités, liberté de parole inexistante).

La libération de Aung San Suu Kyi (la « Dame ») orchestrée à la suite des élections (les premières organisées depuis 20 ans, remportées, faut-il le préciser, soit disant haut la main par la junte) a constitué un excellent subterfuge pour faire taire la communauté internationale sur le manque de transparence des élections. Le monde entier avait les yeux rivés sur cette bonne nouvelle. Notre guide a dénoncé la farce de ces élections et son engagement délibéré de ne pas aller voter sachant qu'aucun candidat ne sortait du lot. Fort d'une carrière militaire de treize longues années, dont il a finalement réussi à s'extirper, il nous a avoué n'avoir aucune illusion quant aux dirigeants qui ont « tout pouvoir par les armes ». Selon lui, la Dame peut être remise sous liberté surveillée du jour au lendemain, selon les humeurs de la junte. Sa libération représente à ses yeux une bonne nouvelle mais ne semblait pas susciter de vifs espoirs.

Notre périple nous a conduit dans les rues de Yangon, l'ancienne capitale où se mêlent birmans, indiens et chinois et à l'incontournable pagode de Shwe Dagon, haut lieu de pèlerinage des bouddhistes birmans. Un week-end d'acclimatation nous permet de découvrir les parcs de la ville où les amoureux se content fleurette en cachette, les stands de nourriture de rue (nouilles sautées, soupes indiennes, gâteaux de toutes sortes...), le marché central, le centre-ville avec ses pagodes et son héritage architectural britannique. Malgré ses 5 millions d'habitants, Yangon est une ville calme, pas de klaxon, pas de motos, la gare principale pourrait passer pour une gare de province désertée...

Sur les chemins vallonnés du centre du pays, nous décidons d'effectuer une petite partie de notre voyage à pied. Nous partons donc de Kalaw, charmant village de la région. Au programme, 3 jours de trek à travers la campagne birmane accompagnés d'un guide. Paysages à couper le souffle, on traverse rizières, champs de sésame, on croise des charrues à bœufs et des paysans en pleine récolte. On se croirait dans une carte postale de l'Asie ou dans un reportage du « National Geographic ». On dort chez l'habitant et dans un monastère bouddhiste. Expérience inoubliable entourés d'un moine sourd et des novices de 10-12 ans faisant les 400 coups entre copains dans leur apprentissage de jeune bouddhiste.

Notre partie « nature » du voyage se prolonge autour du lac Inle, miroir bleuté sur lequel les habitants ont bâti des villages lacustres, balade en bateau, promenade à bicyclette à travers le grenier du pays. On y trouve une multitude de fruits, légumes et céréales produits dans le pays. Au détour d'une balade en bateau, on observe les cultures flottantes, les maisons sur pilotis, la vie sur l'eau. D'une terrasse sur les collines, on peut même y déguster le vin d'un vignoble local qu'un Français a ouvert en 2002 (vue magnifique, vin un peu moins...)

Place maintenant à l'histoire et aux traditions birmanes dans les 2 anciennes capitales du pays, Mandalay et Bagan. Mandalay, au bord du fleuve Irrawady compte d'anciens palais, pagodes et monastères, un pied dans la modernité, l'autre dans les traditions. Les monastères en teck vieux de 200 ans avoisinent les pagodes dorées. Nous avons pu observer avec intérêt la dévotion des Birmans dans un des lieux les plus saints du pays où un Bouddha, haut d'une dizaine de mètre et recouvert de dizaines et de dizaines de couches de feuilles d'or, déformant les contours de la sculpture originelle.

Notre tour du pays s'est achevé à Bagan, lieu magique 2000 temples et pagodes, vestiges de la période glorieuse où elle fut capitale du pays il y a environ mille ans. A bicyclette, nous partons à l'assaut de cette ville-musée, nous nous émerveillons des peintures des temples préservées pendant des centaines d'années. Au coucher du soleil, nous admirons du sommet des temples les pagodes sacrées s'étalant à perte de vue.

Nous quittons ce pays avec déjà le goût d'y revenir pour sortir des sentiers battus et nous enfoncer un peu plus loin dans la profonde Birmanie (pour le moins, dans les zones autorisées par le gouvernement). En espérant que d'ici là, le pays entier sera ouvert, gage d'un changement politique tant attendu par Sami notre guide que nous remercions de nous avoir ouverts les yeux.

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08 novembre 2010

Cure ayurvédique au Kerala

Nos photos sur le lien suivant : http://lucetgeenhaiti.canalblog.com/albums/kerala/index.html

« A l'aube de ce quatrième mois de voyage, l'instant semble bien choisi pour vous confier la suite de nos impressions indiennes...

Après nous être immergés deux semaines dans la vie spirituelle des temples hindous, nous nous sommes plongés dans les bienfaits de la médecine indienne dont la pratique remonte à 1500 ans avant JC, appelée aussi la médecine ayurvédique qui signifie en sanskrit « la connaissance de la vie ». Sa pratique se base sur de multiples aspects dont les essentiels sont l'unicité de chaque être, l'influence de forces énergétiques sur la nature et les hommes et la connexion entre le corps et l'esprit. Tout un programme me direz-vous...

Nous avons posé nos sacs (ça fait du bien !), notre corps et notre esprit dans le centre ayurvédique Mattindia dans l'état du Kerala, à l'extrême sud de l'Inde dans un cadre naturel, verdoyant, proche de l'Éden. Nous nous sommes accordés trois semaines de traitements composés pour l'essentiel de massages à quatre mains à la vapeur, à l'huile chaude, aux décoctions de plantes.

Au terme de cette cure, nous nous sentons forts d'une vitalité renouvelée. Pour les intéressés, nous vous recommandons chaleureusement Matt India (www.mattindia.com) et le petit havre de paix, Farm House Backwater (www.backwatersfarmhouse.com) .

Au même moment, l'animation battait son plein dans le village au vue de la tenue des élections locales et de la célébration de la fête des lumières (« Diwali ») pendant laquelle les Indiens éclairent temples et maisons de centaines de lampe à huile pour illuminer le chemin de Rama revenant d'exil (selon la légende du texte sacré du Ramayana). Cette fête symbolise aussi la victoire de la lumière sur les ténèbres et enfin l'occasion pour chacun de renouveler sa flamme intérieure. Nous avons pris plaisir à nous mêler lors de cette fête lumineuse à des centaines d'hindous, à admirer les éléphants en liberté, incarnation des dieux et déesses vénérés.

Demain, nous conclurons notre périple vers l'intérieur du pays à Hampi célèbre pour ses ruines du seizième siècle, pour ensuite prendre l'ambiance baba cool de Goa et boucler la boucle indienne par un bain de foule à Bombay (nous ratons Obama de peu...).

Prochaine escale à Hong Kong et en Birmanie pour de belles retrouvailles avec nos amis Céline, Paul, Albane, Eliott et Elisa.

Cette étape nous a enveloppé de spiritualité, omniprésente dans ce pays où la religion fait partie intégrante de la vie de tout un chacun et du savoir millénaire du pouvoir des plantes.

Un temps pour soi, une pause pour prendre conscience de notre chance de voyager de part le monde, à la découverte des autres et … de nous même. »

Namaste,

Géraldine et Luc

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19 octobre 2010

A la poursuite de l'éléphant...

Après quelques jours en Inde, voici le premier post concernant le sous-continent... Nous voilà donc débarquant à Chennai (ou Madras; beaucoup de villes indiennes ont été rebaptisées, d'un nom issu de la colonisation britannique, on est passé à un autre nom plus « indien », mais on n'a toujours pas compris quel nom utiliser, les indiens utilisant parfois les deux...) après une nuit blanche passée à l'aéroport de Kuala Lumpur en Malaisie...

Le choc est rude en arrivant en Inde: chaleur écrasante, poussière, amabilité indienne, foule et surtout bruit nous ont désorientés à notre descente d'avion. Soit, acclimatons-nous alors!

Chaleur écrasante: il fait chaud, très chaud (35°), pourtant on est en saison « fraîche », la canicule n'arrive qu'en mars... Bien que nos première étapes furent en bord de mer, c'est encore pire, point de brise marine pour nous rafraîchir... Résultat, on se lève tôt, on visite le matin et on se repose l'après-midi...

Poussière: les rues sont poussiéreuses, surtout en bord de mer avec le sable. A cela s'ajoute le problème des déchets (un réel problème en Inde)...

Amabilité indienne: évidemment à chaque pays ses différences culturelles... Après l'Indonésie, le pays du sourire, on est un peu désorienté par l'apparente froideur des Indiens. Bon, après un temps d'adaptation, on s'y fait, et puis après tout, on a croisé pas mal de gens très très gentils qui nous ont aidé ici ou là. Et puis, n'oublions pas de nous adapter aux us et coutumes locaux. Quand un Indien hoche la tête de gauche à droite, ça peut vouloir dire « oui », « peut-être » ou « je n'en ai pas la moindre idée »... Après, avec ça, allez vous faire comprendre! Mais ça va de mieux en mieux et tout passe avec le sourire!

Foule: on nous avait prévenu, on s'y était préparé, l'Inde avec son milliard d'habitants est le deuxième pays le plus peuplé du monde, et ça se voit! Du monde dans les rues matin, midi et soir dans les grandes villes qui occupe le faible espace piétonnier, lui-même occupé par les gargottes, échoppes et autres vélos ou motos, il nous reste donc à marcher au beau milieu de la rue, comme tout le monde, à slalomer entre les vélos, motos, autos, rickshaws et... vaches, que l'on croise fortuitement au détour des rues...

Bruit: probablement ce qui nous déroute le plus depuis notre arrivée. En ville, les klaxons sont omniprésents. A côté d'un endroit calme pour se rafraîchir, il y a (presque) toujours un marteau-piqueur à l'ouvrage ; dans le bus, le chauffeur klaxonne en rivalisant avec ses voisins, et la musique parfois vraiment bruyante en pleine rue.

Afin de commencer notre voyage « calmement », nos premières étapes furent les stations balnéaires de Mahabalipuram et de Pondichéry, toutes deux riches en histoire. La première pour ses temples et sculptures de granit vieilles de plus de 1000 ans, la seconde pour son statut de comptoir français pendant près de 150 ans. A la première, les richesses archéologiques, à la deuxième, les richesses architecturales des maisons coloniales et de l'héritage culinaire (plein de bons restos à Pondichéry!). Ce fut également pour nous l'occasion d'aborder la spiritualité des Indiens à l'ashram du gourou Sri Aurobindo et de « La Mère », tous deux « physiquement morts », mais dont l'esprit règne toujours sur les lieux... Méditation et calme sont au programme de ce lieu, fort reposant.

Poursuite de la spiritualité indienne à Trichy et Madurai, deux villes bouillonnantes du sud de l'Inde où leurs temples hindouistes sont les plus importants du pays et où des milliers d'Indiens de pressent pour prier Shiva, Ganesh, Brahma, Vishnu et tous les autres...

Afin de retrouver le calme et la beauté de l'Inde, direction le parc de Périyar qui contient une réserve naturelle qui compte quelques tigres, éléphants, bisons, ours, tortues, singes de toute sorte, etc. Quel plaisir de se retrouver en pleine jungle (attention aux sangsues!) à partir à la poursuite de l'éléphant qui nous précède de quelques heures et dont les empreintes sont toute fraîches! Malheureusement, l'éléphant a été plus vite que nous, mais ce n'est que partie remise, la prochaine fois sera la bonne !

PS. N'oubliez pas l'album photo avec nos premieres impressions indiennes!

PS2. pour ceux qui se posent la question, Luc a mangé pour son anniversaire du poisson de la mer d'Oman mariné aux épices indiennes, légumes etc et un duo de mousses au chocolat (noir et blanc) en dessert... merci pour vos voeux!

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