Après l'Asie, l'Amérique centrale, cap au sud pour... l'Argentine! qui nous accueille depuis près de 3 semaines. Nos premiers émois sont Buenos Aires, les chutes d'Iguazu, Ushuaia et la Patagonie. Des  noms qui interpellent, qui font rêver et bien, nous vous le confirmons, bienvenue dans un rêve (éveillé) !

Buenos Aires, métropole cosmopolite, capitale du tango qui ne dort jamais. Javier, danseur professionnel nous dira que le tango, ce n'est pas la séduction que les novices perçoivent au premier abord mais avant tout un mouvement, une danse, suave certes. Nicolas notre hôte nous fera découvrir l'univers feutré des « milongas » où l'on danse sur les airs de Gardel jusqu'au petit matin. Ici, il règne un air de méditerranée que l'on retrouve dans l'architecture, le look des portenas (habitantes de Buenos Aires) qui s'apparente à celui des madrilènes (il y a des affaires à faire! Avoir un style est abordable ici), le langage, les voitures, et la cuisine (vin rouge, tapas, milanesa, pizzas, pastas, medialuna...). Pendant 4 jours, nous arpentons les quartiers, passant de la fureur du foot du quartier de la Boca et de Maradona, en passant par la célèbrissime Plaza de Mayo, le quartier du port et des affaires, la Recoletta avec ses maisons très chics de style Haussmannien avec ces allées de platanes.


Nous laissons les 3 millions de portenos pour les terres « plus » vierges au nord et au sud. Nous voici aux chutes d'Iguazu qui s'étendent sur plus de deux kilomètres, à la frontière du Brésil et de l'Argentine. Tout simplement MA-GNI-FI-QUE (A faire pâlir Niagara Falls!) Nous profitons de l'occasion pour passer une après-midi au Brésil pour jouir des vues panoramiques avant d'observer  le lendemain les chutes côté argentin  Les photos parlent d'elle-mêmes...D'Iguazu, on en profite également pour jeter un coup d'œil sur le Paraguay depuis un point de vue splendide sur les trois frontières.


Vous souvenez vous du film « Mission » avec Robert DeNiro et Jeremy Irons? C'est dans cette province de « missions » qu'il fût tourné. Au 17e-18e siècle, les jésuites évangélisèrent les Indiens Guarani pour les « préserver » de l'esclavage. Grand débat à ouvrir quand vous voulez... De cette époque révolue ne reste que les ruines des villages sur fond de terre rouge et verdures déclinées sous  toutes ses teintes.


On vous parlait de la mode,... on a troqué les débardeurs pour les gants (merci Virg !) et les bonnets. De la chaleur tropicale au nord, nous passons au froid de la ville la plus australe du monde et o combien mythique : USHUAIA et la Terre de Feu ainsi dénommée par Magellan qui, longeant les côtes voyait ça et là brûler les petits foyers des peuples indigènes Yamana ; eux-mêmes seront disséminés par les épidémies et la pénurie de leurs ressources prisées par les envahisseurs.

Ville du bout du monde qui nous laisse rêveurs le long du canal de Beagle, qui relie les océans Pacifique et Atlantique, devant les colonies de cormorans, de lions de mer et de pingouins. Nous sommes envoutés par la candeur, la pureté des paysages, le silence seulement interrompu par le chant des oiseaux du parc naturel de la Terre de Feu, d'où nous apercevons cette fois le Chili.


Après la traversée du célèbre Détroit de Magellan, nous quittons Ushuaia pour la Patagonie, à El Calafate, bourgade située au pied des montagnes avec son lac, sa lagune aux flamands roses. Notre baptême des Andes commence par le glacier Perito Moreno, MASSIF bloc de glace (30 kms de long, sur 60mde haut et 5km de large) qui se jette dans le lac Argentino et dont les blocs se détachent par pans entiers sous nos yeux ébahis dans un vrombissement surprenant. Les rayons du soleil viennent mettre en valeur les déclinaisons de bleu, de blanc, de transparent. Un spectacle inouï !


Nous poursuivons notre apprentissage andin dans la capitale nationale du trecking, à El Chalten, « à l'assaut des sommets du Sud » (là, c'est quand même un peu exagéré), du Fitz Roy et du Cerro Torre .Nous continuons notre périple sur la route 40 en observant la pampa à perte de vue et les guanacos, qui s'étend du nord au sud sur plus de 5000 kms, en bus s'il vous plait (youpie ! D'où nous vous écrivons ce premier récit argentin ! Qui a d'autres idées pour faire passer le temps ?).


Gros bisous, portez vous bien, bon carnaval (dans le nord, on a assisté aux répétitions générales en  vibrant aux sons de la samba – on sent le Brésil tout proche).


A très bientôt pour d'autres cartes postales.

Gé & Luc.

PS / pour les fans (espèces en voie de disparition ?), on cherche désespérément à rencontrer Florent Pagny...